Les Mensonges que Votre Esprit Vous Raconte pour Prévenir les Changements de Vie

L’esprit est une chose merveilleuse. C’est aussi un menteur complet qui essaye constamment de nous convaincre de ne pas prendre les mesures que nous savons qu’elles sont bonnes pour nous, et arrête beaucoup de grands changements dans nos vies.

Salaud d’esprit.

J’ai dû apprendre à surveiller ces rationalisations et ces excuses avec beaucoup de soin, afin d’arriver aux changements que j’ai faits dans ma vie: une diète plus saine, l’exercice régulier,  la méditation, le minimalisme, l’écriture quotidienne, échapper aux dettes, cesser de fumer, et ainsi de suite.

Si je n’avais pas appris ces excuses, et comment les contrer, je ne m’aurais jamais tenu à ces changements. En fait, j’ai échoué à maintes reprises avant 2005 (quand j’ai commencé à changer ma vie), parce que ces excuses avaient tout pouvoir sur moi.

Exposons les excuses et les rationalisations lâches du cerveau une fois pour toutes.

Tout d’abord, le principe de base: l’esprit veut le confort, et a peur de l’inconfort et du changement. L’esprit est habitué à son cocon de confort, et à chaque fois que nous essayons d’aller au-delà de cette zone de confort, très loin ou pour très longtemps, l’esprit essaye désespérément de revenir dans le cocon. À tout prix, y compris notre santé et notre bonheur à long terme.

OK, avec cet esprit, entrons dans les excuses:

  1.  Je ne peux pas le faire. Il semble trop dur, nous pensons alors que nous ne pouvons pas nous tenir au changement. Nous ne croyons pas en nous-mêmes. Cela peut être contré par le fait que beaucoup d’autres personnes moins capables que nous l’ont fait. Par exemple, Oprah a couru un marathon un peu avant que je ne commence à m’entraîner pour mon premier marathon, et je me suis donc dit,“Si Oprah peut le faire, donc je le peux!“ J’avais raison.
  2. Il/Elle peut le faire, mais cela ne s’applique pas à moi. Juste parce que quelqu’un d’autre peut le faire, ne veut pas dire que nous le pouvons, non? Nous recherchons des raisons pour lesquelles ils peuvent le faire, mais nous ne le pouvons pas — peut-être qu’il est minimaliste parce qu’il n’a pas d’enfants, ou parce qu’il est un Freelancer plutôt que quelqu’un avec un vrai travail. Peut-être qu’elle est beaucoup, beaucoup plus en forme que moi, donc elle peut courir un marathon. Peut-être qu’elle n’a pas toutes les obligations que j’ai, ou qu’elle a un conjoint soutenant, ou qu’elle n’a pas un handicap dans l’état de santé. OK, très bien, il est facile de trouver des excuses: mais regardez toutes les autres personnes qui ont des obstacles plus graves que vous et qu’ils l’ont fait. J’ai 6 enfants et j’ai réussi à changer beaucoup de choses dans ma vie. Les histoires regorgent de personnes ayant des handicaps ou des maladies qui ont surmonté leurs obstacles et réalisé des choses incroyables. Vos obstacles peuvent être surmontés.
  3. J’ai besoin de mon ___. Remplissez le vide: j’ai besoin de mon café, mon fromage, mon soda, mes émissions de télévision, ma voiture, ma collection de chaussures … ce sont des choses que nous nous convainquons que nous ne pouvons pas vivre sans, donc nous ne pouvons pas faire un changement comme de devenir végétarien ou de manger plus sain ou de non scolariser nos enfants ou de simplifier nos vies ou de circuler sans voiture. Et j’avais moi-même fait ces excuses, mais elles se sont toutes avérées être des mensonges. Je n’ai pas besoin de tout cela. Les seules choses dont vous avez vraiment besoin sont une alimentation de base, de l’eau, des vêtements, un abri, et d’autres personnes pour des besoins sociaux. Tout le reste n’est pas un besoin réel.
  4. La vie est faite pour être savourée. Bien sûr, je suis d’accord avec cette déclaration (comme le seraient beaucoup d’entre nous) mais le problème est qu’elle est utilisée pour justifier toutes sortes de comportements merdiques. Il vaut mieux avaler ces Doritos et ces Twinkies, parce que hey, la vie est faite pour être savourée, non? Non. Vous pouvez le faire sans nourriture malsaine et encore savourer la vie. Vous pouvez faire de l’exercice et la savourer. Vous pouvez renoncer à presque tout et encore savourer la vie, si vous apprenez à observer que presque toute activité est agréable.
  5. J’ai besoin de confort: Cela peut aussi être vrai, mais nous ne pouvons pas aller vers plus d’inconfort que nous ne nous laissons croire. Nous pouvons avoir un peu froid, au lieu d’avoir besoin de se trouver dans la température confortable parfaite. Nous pouvons faire de l’exercice difficile, au lieu d’avoir besoin de s’allonger sur le canapé. Nous pouvons écrire cette chose à propos de laquelle nous procrastinions — il pourrait être difficile, mais nous pouvons nous efforcer à cela. Quand nos esprits cherchent le confort, ne les laissez pas se précipiter — poussez un peu hors de la zone de confort, et commencez à être OK avec un peu d’inconfort.
  6. Je ne sais pas comment. Ceci est également vrai, mais vous pouvez apprendre. Commencez petit à petit, et apprenez comment gérer ce nouveau changement. Faites des recherches en ligne. Regardez quelques vidéos. Demandez aux gens en ligne comment ils l’ont géré. Ceci est facilement surmontable avec un peu d’effort et de pratique. En fait, si vous le faites maintenant, et apprenez petit à petit, alors vous serez capables d’en finir avec cette excuse embêtante.
  7. Je peux le faire plus tard. Bien sûr, vous pouvez toujours le faire plus tard … mais votre soi sentira aussi la même chose. Pourquoi le soi postérieur devrait être plus discipliné que votre soi actuel? En fait, parce que vous vous permettez de vous retirer maintenant, vous construisez une habitude de procrastination et vous rendez votre soi actuel moins probable de le faire  en pensant que votre futur soi sera plus discipliné. Au lieu de cela, faites-le maintenant, sauf s’il y’a quelque chose de plus important que vous devez faire … ne vous laissez pas retirer juste parce que vous n’avez pas envie.
  8. Une seule fois ne fera pas de mal. C’est tellement tentant, parce que c’est une sorte de vérité — une seule fois ne fera pas de mal. En supposant, que c’est, que c’est seulement une seule fois. Une seule bouchée de gâteau au chocolat, une seule séance d’entraînement ratée, un seul moment de procrastination au lieu d’écrire. Malheureusement, ce n’est jamais vraiment juste une seule fois.  Une seule fois signifie que votre cerveau sait maintenant qu’il peut s’échapper avec cette excuse, et la prochaine “une seule fois“ mène à une autre, jusqu’à ce que vous ne teniez plus à rien. Faites une règle: ne jamais croire l’excuse “une seule fois“. Je l’ai fait avec la cigarette (“Jamais Une Seule Bouffée“) et ça a marché. Si vous allez vous permettre une ou deux bouchées de gâteau au chocolat, décidez à l’avance et intégrez-le dans votre plan (“Je vais me permettre une portion de bonbons de la taille du poing une fois chaque week-end“) et tenez-vous à ce plan, plutôt que de décider à la volée, quand votre résistance est faible.
  9. Je n’ai pas envie. Eh bien, c’est vrai. Vous n’avez pas envie de travailler dur. Qui en a envie? Laisser la règle de “Je le ferai quand j’aurai envie“ imposer votre vie signifie que vous n’écrirez jamais ce livre, que vous ne monterez jamais ce business, que vous ne créerez jamais quelque chose de grand, que vous n’aurez jamais des habitudes saines. Créez un plan qui est faisable, et exécutez-le. Quand les rationalisations de ce genre se présentent, ne les croyez pas. Chacun est capable de faire une séance d’entrainement difficile même quand il est de mauvaise humeur. Chacun peut vaincre sa résistance interne.
  10. Je suis fatigué. Ouais, moi aussi. J’ai quand même fait mon entraînement de squat lourd aujourd’hui. Il est vrai que vous avez besoin de repos, et vous reposer quand vous en avez besoin (écoutez votre corps) mais, l’esprit essaye généralement d’éviter quelque chose d’inconfortable. Il y’a une différence entre être épuisé et avoir besoin de repos, et être un peu fatigué comme nous le sentons tous chaque après-midi. Efforcez-vous au cas de cette dernière.
  11. Je mérite une récompense/pause: Nous méritons tous cette gâterie savoureuse, ou un jour de congé. Je ne dis pas que vous ne devriez pas vous offrir une récompense ou une pause. Mais si vous faites de cette rationalisation votre règle, vous serez toujours en pause. Vous vous offrirez toujours des récompenses, et ne jamais vous tenir au plan original. Voici ce que je fais au lieu de cela: Je vois le fait de me tenir à mon plan comme la récompense elle-même. Aller dans une course n’est pas la chose que je dois surmonter pour obtenir une récompense — la course est la récompense.
  12. Ne serait-ce pas agréable de s’arrêter? C’est encore notre esprit qui veut échapper à l’inconfort, et bien sûr, c’est vrai — ce serait agréable de s’arrêter si vous vous efforcez d’aller vers une zone d’inconfort pour longtemps. La chose est, l’implication est que ce serait mieux de s’arrêter, parce que ce serait agréable … mais c’est un mensonge. Ce serait plus facile de s’arrêter, mais il est souvent de préférable de continuer à s’efforcer. Cette excuse m’a presque battu quand j’essayais de courir mon ultra-marathon de 50 miles en Décembre dernier, parce qu’honnêtement, il aurait été beaucoup plus agréable de s’arrêter et de ne pas finir la course, surtout dans les 10 derniers miles ou plus. Je me suis efforcé, et découvert que j’étais plus résistant que je ne le pensais.
  13. Le résultat que vous atteindrez n’est pas important. Si vous essayez de courir un marathon, ceci est formulé comme, “Ce n’est pas si important de le finir”. J’ai utilisé cette excuse en apprentissage de langue (ce n’est pas important d’apprendre ceci), en programmation ou tout nombre de choses que je voulais apprendre. Je l’ai utilisé en écriture et en exercice et en alimentation saine. Et tandis que le résultat pourrait ne pas être si important que ça, la vérité est que le processus est très important. Si vous vous tenez à un processus qui sera mieux pour vous à long terme, alors vous serez mieux. Mais si vous vous laissez aller juste parce que vous êtes inconfortables et vous vous souciez en ce moment plus pour votre confort que pour l’objectif que vous vous êtes fixés, vous aurez beaucoup de problèmes. L’objectif n’est pas important, mais apprendre à se tenir aux choses quand vous êtes inconfortables est extrêmement important.
  14. J’ai peur. Maintenant, c’est l’excuse la plus honnête qui soit — la plupart de nous ne veulent pas admettre que nous avons peur de poursuivre quelque chose de difficile. Mais c’est aussi une issue rusée de l’inconfort — juste parce que vous avez peur ne signifie pas que vous ne pouvez pas faire quelque chose. Vous pouvez. J’ai fait des tonnes de choses desquelles j’ai peur — dans la plupart de temps, la création de choses dont j’étais inquiet d’y échouer. Et tandis que la peur devenait parfois vraie — je n’ai pas très bien fait parfois — l’acte de résister à la peur était extrêmement important et j’ai beaucoup appris à chaque fois.

J’ai utilisé toutes ces excuses des centaines de fois chacune, ne croyez pas que je les ai toutes surmontées. Et vous pouvez les utiliser dans le futur aussi. Il n’y a rien de mal à céder parfois.

La clé est d’apprendre si elles sont vraies, et voir votre exemple. Voici ce que j’ai fait:

  1. Notez l’excuse. Elle a beaucoup plus de puissance quand elle agit sur vous dans le fond.
  2. Essayez d’avoir une réponse à l’excuse à l’avance — anticipez.
  3. Si vous cédez, c’est OK, mais reconnaissez que vous vous soumettez à une piètre excuse. Soyez conscients de ce que vous faites.
  4. Après avoir cédé, observez ce que sont les résultats. Êtes-vous plus heureux? Votre vie est-elle meilleure? Cela valait-il la peine de céder à l’inconfort?
  5. Apprenez de ces résultats. Si vous vous êtes efforcés et vous êtes heureux à ce sujet, souvenez-vous de ça. Si vous cédez aux excuses, et vous n’aimez pas les résultats, souvenez-vous de ça.

Si vous pratiquez ce processus consciemment, vous vous améliorerez en reconnaissance et en non croyance de ces mensonges. Et puis, bam, vous avez eu un esprit qui travaille pour vous au lieu de travailler contre vous.