Consumérisme vs Minimalisme

Il existe chez la plupart d’entre nous un véritable désir d’acheter des choses incroyables.

Je pense que cela vient de nos peurs et insécurités, et que cela est exploité par les corporations et par les agences publicitaires. La publicité est conçue pour nous faire désirer encore plus, de stimuler notre envie d’acheter, et parce que cela fonctionne si bien, nous finissons par acheter beaucoup, beaucoup plus de choses que nous n’en avons besoin.

Le minimalisme est l’exact opposé de ce phénomène : pour certains d’entre nous, c’est la solution.

Pensez aux sociétés tribales, qui ne sont pas confrontées au consumérisme ou à la publicité. Ils n’éprouvent pas le besoin d’acheter de nouveaux habits, des gadgets, ni  de voitures, ni de chaussures. Ce n’est pas qu’ils n’ont pas de désirs, mais plutôt qu’il ne s’agit pas de la même dimension que notre société.

Même avant l’époque de la publicité, le désir du plus n’était pas si fréquent. C’est la publicité et le consumérisme qui ont créé ces désirs, ou au moins leur amplification à un niveau exagéré. Cela s’avère extrêmement efficace.

Malheureusement, cela signifie que nous sommes toujours désireux d’acheter plus, et toujours de dépenser plus. Cela veut dire que nous devons soit nous endetter, soit travailler plus pour gagner plus. Ou les deux. Et aujourd’hui, les familles doivent comporter deux salaires – à l’inverse d’il y a seulement 50 ou 60 ans, quand nous ne nécessitions que d’un seul salaire  – en partie parce que nous sommes en faveur d’un mode de vie plus coûteux (également parce que nous sommes moins payés par rapport à la valeur de la monnaie). Nous sommes également plus endettés que jamais.

Nous devons nous poser la question suivante : pourquoi tout ça ? Pourquoi travaillons-nous si dur afin de dépenser en si grande quantité, pour acquérir tellement, pour être grevés et encombrés par tant de choses ?

C’est beaucoup trop. Les minimalistes disent : “Je descends de ce manège. J’arrête.”

Les minimalistes regardent d’abord les besoins contre les désirs – est-ce un réel besoin, ou est-ce simplement un désir créé par la publicité ? Et si c’est un désir, elle ne l’achète pas.

Le minimaliste apprend lentement à se libérer de ses désirs. Cela ne marche pas du jour au lendemain, mais ça peut fonctionner, petit à petit, avec un effort conscient.

Voilà comment je procède :

  • J’apprends à être plus conscient de mes impulsions quand je m’apprête à acheter quelque chose.
  • J’apprends à m’arrêter et à respirer, afin de laisser le désir physique s’évanouir.
  • Je me force à attendre, dans le cas contraire l’achat n’est pas absolument nécessaire.
  • Je me laisse méditer sur le sujet, et j’analyse s’il s’agit de quelque chose dont j’ai réellement besoin. Souvent la réponse est non.
  • Je m’améliore lentement, en prenant mon temps, comme je fais toujours des erreurs.

Le minimaliste abandonne ses désirs, lentement, afin d’acheter le moins possible, de dépenser moins, de s’endetter moins (ou pas du tout), et par conséquent, de dépenser et de travailler moins.